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Post by Admin on Sat Dec 10, 2011 7:23 pm

http://www.lexpress.fr/culture/cinema/shame-de-steve-mc-queen-l-interview-de-michael-fassbender_1056375.html

Michael Fassbender: "Avec McQueen, vous êtes à poil. Au propre comme au figuré."

Par Xavier Leherpeur (Studio Ciné Live), publié le 06/12/2011 à 07:00, mis à jour à 10:25

Michael Fassbender: "Avec McQueen, vous êtes à poil. Au propre comme au figuré."

Michael Fassbender à Londres le 24 October 2011.

REUTERS/Luke MacGregor

Dans Shame, de Steve McQueen (sortie le 7 décembre), Michael Fassbender plonge dans la nébuleuse tragique d'un prédateur sexuel. Un rôle magnétique, répulsif et fascinant qui a valu à l'acteur le prix d'interprétation au Festival de Venise.

Steve McQueen dit que vous faites partie de son processus créatif. Vous souvenez-vous de votre rencontre?

Michael Fassbender : Très précisément. Je me rendais dans les bureaux d'un directeur de casting, à Londres, pour l'audition de Hunger. Steve était assis sur une chaise. Je suis entré dans la pièce. Il y avait quelque chose de très puissant qui se dégageait d'emblée de lui. Une forte demande d'empathie et une véritable bienveillance vis-à-vis des gens dans sa manière de parler. Une approche spontanément directe, sincère et concrète. Je ne pense pas avoir mis plus de vingt secondes à me dire qu'il fallait, coûte que coûte, que je travaille avec lui (rires).

Vous êtes-vous dit alors que ce serait le début d'une longue collaboration?

Non. C'était bien plus pragmatique que ça. J'ai d'abord réagi en tant que comédien. C'était un premier rôle, d'une intensité et d'une force incroyables, et j'avais très envie de le décrocher car j'étais désespérément sans emploi à l'époque ! De plus, j'ai tout de suite compris que j'avais des choses à apprendre d'un artiste tel que Steve McQueen. Et, dès que nous avons commencé à travailler, j'ai su que j'avais trouvé la personne que je cherchais depuis longtemps.
Michael Fassbender dans Hunger.

Michael Fassbender dans Hunger.

DR

Hungerest non seulement un film âpre, mais votre rôle était extrême...

Et porteur d'une très lourde responsabilité. Il n'était pas question de le prendre à la légère.

Vous avez hésité?

Étrangement, non. Heureusement, je ne suis pas du genre à renoncer en cours de route. Une fois que j'ai pris ma décision, je m'y tiens. Et la confiance que j'avais placée en Steve, et que je sentais réciproque, m'a beaucoup aidé à traverser les difficultés physiques et psychiques inhérentes à ce rôle. Il n'est pas quelqu'un qui se focalise sur le superflu. Il va au coeur des choses. Il détecte très vite cette propension que peuvent avoir les acteurs à aller vers une certaine sécurité ou à jouer avec un masque. Avec Steve, c'est instable. Vous êtes à poil. Au propre comme au figuré. C'est excitant et formateur.

Dans quelle mesure?

Avec ce genre de cinéaste, vous comprenez enfin cet effet de balance qui est la limite de notre métier. Entre ce que vous donnez et ce que vous ménagez. Avec lui, j'ai appris à m'en débarrasser, à atteindre cette zone inconfortable dans laquelle vous n'avez pas toujours envie de vous trouver. Qui fait peur mais qui est indispensable. Car c'est uniquement là que vous découvrez que vous êtes capable de réaliser des choses dont vous ne vous croyiez pas capable.
Michael Fassbender et Carey Mulligan dans Shame .

Michael Fassbender et Carey Mulligan dans Shame .

DR

Même chose pour Shame?

Encore plus. Il a commencé à me parler de ce projet lors de la promotion de Hunger. En très peu de mots, à sa manière, esquissant l'idée de survie qui traverse le film, me précisant à peine deux trois lignes directrices et m'expliquant brièvement ce que Brandon, mon personnage, allait devoir traverser. J'ai dû donner mon accord immédiatement. Deux ans après, je recevais le scénario, écrit avec Abi Morgan.

Quoique fort différents, les deux personnages de Hungeret de Shameont pas mal de choses en commun. Leur mutisme, le corps comme moyen de défense et de résistance...

Et les deux doivent fuir. Vous avez raison. Le corps est, pour eux, un paradoxe car ils existent à travers celui-ci, et en même temps c'est par lui que s'exprime leur tendance à l'autodestruction. Brandon ne s'aime pas. Sa soeur exprime ses sentiments. Maladroitement, avec violence, mais elle les vit. Lui, jamais. C'est pour cela que leur confrontation ne peut être que violente car c'est un reflet de lui-même qu'il refuse de voir. Son besoin de tout contrôler ne peut coexister avec une quelconque expression émotionnelle.

C'est aussi par le corps que vous abordez le personnage de Jung dans le plus bavard A Dangerous Method, de Cronenberg. Un personnage dont vous révélez, dès les premières secondes, rien que par la silhouette, les nombreuses inhibitions sexuelles...

(Rires.) Cela me fait plaisir que vous disiez cela car cela a été le point initial de mon travail pour aborder Jung. Il m'a fallu trouver sa posture, abaisser la ligne d'épaule, chercher comment il se tient et mettre ainsi à jour l'instabilité de cet homme de science. Comment son corps le trahit, contredit son discours et ce qu'il essaie d'être.
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Post by Admin on Sat Dec 10, 2011 7:24 pm

http://www.telerama.fr/cinema/michael-fassbender-l-irlandais-qui-affole-hollywood,75877.php

Michael Fassbender, l'Irlandais qui affole Hollywood
Le 8 décembre 2011
Il est unanimement célébré pour son rôle dans “Shame”, le film de Steve McQueen sorti le 7 décembre. Douze ans après ses débuts, le très sexy Michael Fassbender se voit courtisé par les plus grands cinéastes.

Photo : Jérôme Bonnet pour Télérama.

Tout avait pourtant bien commencé. Entre le bed and breakfast de ses ­parents, à la pointe sud-ouest de l'Irlande, et le Beverly Hilton de Los ­Angeles, où se tient le dîner des sélectionnés aux Oscars, la route semblait presque directe. A 22 ans, son diplôme d'école d'art dramatique en poche, Michael Fassbender décrochait un rôle dans Band of brothers, la très populaire série de Tom Hanks et Steven Spielberg. « J'ai pensé : c'est le signal. Hollywood est la prochaine étape. » Raté. « Une fois sur place, il ne s'est absolument rien passé. » Pire, à Los Angeles, l'Irlandais perd pied : « En audition, j'étais écrasé par l'enjeu : nerveux, mauvais. J'ai quitté la Californie en me promettant d'y revenir armé jusqu'aux dents. » Back home pour des années de vache maigre, entre petits boulots et cachets minables. « J'ai bien songé à me reconvertir, mais hormis la préparation de cocktails, je n'ai guère de talents. »

Automne 2011. Douze ans ont passé depuis cette mortifiante parenthèse américaine. Michael Fassbender est le hot guy du moment. Sa cote hollywoodienne n'en finit plus de grimper. Bientôt à l'affiche de A dangerous method, de David Cronenberg, où il campe un Carl Gustav Jung intense et déchiré, il est pressenti pour endosser le costume de Batman, et le smoking de James Bond. Tout aussi courtisé par le cinéma d'auteur européen, il est unanimement célébré pour sa prestation de sex addict dans Shame, de Steve McQueen, à l'affiche le 7 décembre.

La presse anglophone salue en lui le nouveau Daniel Day-Lewis, à la fois magnétique et cérébral. Certains critiques convoquent même Marlon Brando : le trentenaire à la barbe fauve a, en tout cas, un affolant sex-appeal. Sourire carnassier, charisme décontracté, carnation délicate : assis sur un étroit canapé Queen Anne, dans la suite nuptiale d'un palace parisien, il est si naturellement irrésistible qu'on le quitte soulagée de n'avoir rien tenté...

“Avec Steve, on n'a pas besoin de parler pour
se comprendre. Sur un plateau, il nous arrive de
communiquer par grognements ou onomatopées.
C'est un peu comme tomber amoureux.”

Son irrépressible ascension, Michael Fassbender la doit à Hunger, en 2008. Ou comment infiltrer les studios de Los Angeles grâce au premier film, radicalement indépendant, d'un plasticien anglais, Steve McQueen. Il y incarnait, jusqu'au décharnement, le gréviste de la faim Bobby Sands, héros et martyr de la cause républicaine irlandaise. Descendant par sa mère de Michael Collins, l'un des pères fondateurs de l'Irlande actuelle, l'acteur était taillé pour le rôle. S'il a grandi loin du conflit, dans le sublime comté du Kerry, il est fier d'en rappeler le côté « rebelle » : « Là-bas, les bords des routes sont jalonnés de plaques en mémoire des combattants des Troubles (1) . »

Depuis Hunger, rien ne peut le séparer de Steve McQueen. Et vice versa. Pour définir la nature de leur lien, ils évoquent la chimie, voire la magie. « Michael a fait du cinéma bien avant moi, mais je ne peux m'empêcher d'avoir l'impression qu'on a commencé ensemble, dit le cinéaste. On n'a pas besoin de parler pour se comprendre. Sur un plateau, il nous arrive de communiquer par grognements ou onomatopées. C'est un peu comme tomber amoureux : c'est là, c'est évident et on ne veut pas que ça s'arrête. » Selon l'acteur, cette collaboration n'a pourtant rien d'une relation de confort, rassurante et douillette : « Donner le maximum, se mettre à nu, prendre des risques : entre nous, il n'y a pas de place pour la prudence. »

Le réalisateur de Shame compare Michael Fassbender tantôt à un musicien de jazz, tantôt à un boxeur. « Il est capable d'improvisations aussi sublimes qu'inattendues. A l'intérieur du cadre harmonique que je lui donne, sa virtuosité est sans bornes. » La musique et le sport : ces deux disciplines ont beaucoup compté dans la vie du comédien, guitariste à ses heures et ex-sprinteur.

« Mon personnage de Shame aurait voulu être un rockeur dans les années 1960. Je partage son fantasme. J'ai d'ailleurs une approche très musicale du jeu. Lorsque je travaille un rôle, je cherche d'abord à trouver le tempo du personnage, la cadence de ses mouvements, le rythme de son élocution... » Travailleur acharné, il peut relire un scénario soixante fois, « jusqu'à obtenir la sensation qu'il m'est rentré dans la chair ».

“La peur du chômage ne m'a jamais quitté.
Aujourd'hui, je savoure ma chance,
mais je reste sur le qui-vive. Et s'il m'arrive
de merder, ce n'est jamais par paresse.”

Star sur le tard, Fassbender a la revanche magnanime. Des années passées à rêver de pouvoir vivre de son art, il garde un souvenir à vif – le plus sûr remède contre les effets secondaires d'une soudaine notoriété. « La peur du chômage ne m'a jamais quitté. Ainsi que le réflexe de bosser comme un fou pour ne pas gâcher une opportu­nité. Si le succès m'était arrivé dix ans plus tôt, j'aurais probablement succombé à tout son tralala. Aujourd'hui, je savoure ma chance, mais je reste sur le qui-vive. Et s'il m'arrive de merder, ce n'est jamais par paresse. »

L'acteur semble s'être démultiplié. En trois ans à peine, on l'a vu cultiver son ambiguïté dans la peau d'un charmant salaud (Fish Tank, d'Andrea Arnold), espionner les nazis pour Tarantino (Inglourious Basterds) et s'éclater dans des films de superhéros (Jonah Hex, X-Men). Début 2012, on le retrouvera chez Steven Soderbergh, Ridley Scott et Jim Jarmusch. De partout et nulle part – né en Allemagne, la patrie de son père, élevé en Irlande, celle de sa mère, il vit entre Londres et Los Angeles –, il a bien l'intention de continuer à circuler librement d'un cinéma à l'autre. Films arty, blockbusters : son luxe est de ne pas choisir. « J'adore les films d'action ! C'est la clé de l'indépendance. Quand ton nom figure au générique de X-Men, c'est tout de suite plus facile d'obtenir l'argent pour financer tes projets personnels. » Tant qu'à être bankable, autant devenir producteur ? « J'ai soumis quelques idées à des scénaristes... On verra. »

En attendant de tourner un troisième film avec Steve McQueen, Twelve Years a slave ou l'histoire vraie d'un jeune Afro-Américain kidnappé à Washington en 1841 et réduit en esclavage en Louisiane, « Fassy » (comme l'appellent ses groupies) ose enfin rêver tout haut. Après Tarantino, dont il est un vieux fan – à 17 ans, il montait une version théâtrale de Reservoir Dogs –, il adorerait que les frères Coen l'appellent : « Ils ont l'audace et le talent des réalisateurs du Nouvel Hollywood : les Coppola, Hopper, Scorsese, ces dieux de mon adolescence. »

Dans l'immédiat, l'acteur songe à se mettre en retrait, « ce qui fera du bien à tout le monde ». Quoi ? Se passer de Fassbender, « la meilleure importation irlandaise depuis la Guinness » selon le magazine GQ ? Et pourquoi pas siroter de l'earl grey à la Saint-Patrick ?
Mathilde Blottière
Télérama n° 3230
Le 8 décembre 2011

(1) Le conflit nord-irlandais qui opposa, pendant la seconde moitié du XXe siècle, catholiques et protestants.
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Post by Admin on Sat Dec 17, 2011 8:46 pm

http://www.leiweb.it/iodonna/guardo/11_a_michael-fassbender-shame-intervista.shtml

CINEMA Fassbender: "Voi femmine mi fate paura"
"Siete talmente più evolute..." confessa a sorpresa l'attore, nuovo sex symbol planetario. E se in Shame recita senza vestiti per quasi 100 minuti, qui mette a nudo persino l’anima

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CINEMA Fassbender: Voi femmine mi fate paura

Foto Milestone
L'OSCURO OGGETTO del desiderio (la definizione - sottoscrivibile - è del critico di Le Monde) sorseggia vino bianco prima di pranzo (molto prima). Sarebbe troppo facile se fosse quella la fragilità di cui parla il suo mentore, Steve McQueen, l’artista britannico convertito alla regia che, di Michael Fassbender, dice: «È grande, grosso e coraggioso, ma in lui c'è un'insicurezza che gli permette di rivelare cose di sé e cose di noi. È un uomo con un cuore, impossibile staccarsi da lui». Un'affermazione, quest'ultima, difficile da contraddire. Abbiamo visto Shame. E siamo stati con lui per 100 minuti. Sublime prova d'attore, intensa e sofferta: il ruolo di un sexual addict per il quale Michael Fassbender recita quasi sempre senza vestiti. Ora siamo con lui, di nuovo, in cerca di quella fragilità.

Perché, secondo lei, Steve McQueen le chiede a ogni film (stanno per girare insieme il terzo, e stavolta c'è anche Brad Pitt) di addentrarsi in territori sempre più pericolosi?
Questa volta è stato più duro che perdere peso per Hunger (film pluripremiato del 2008, in cui per interpretare Bobby Sands, Fassbender adottò una dieta di bacche e sardine e si ridusse uno scheletro, ndr). Ma Steve è come un fratello per me, ha cambiato la mia vita. È il mio capitano e nelle sue mani mi sento semore al sicuro.

Viene da una famiglia di ristoratori. Non hanno mai cercato di indirizzarla verso mestieri più regolari? E meglio remunerati?
Certo. Facevo il barista e facevo audizioni: questa è stata la mia vita per un po'. Normale che mio padre mi dicesse vai all'università, prendi il diploma. Ma in casa nostra quella con la testa per studiare era mia sorella (oggi neuropsicologa infantile, ndr). Allora ho detto: «Non sprecate soldi con me».

Ama l'avventura, il pericolo?
Non lo amo, ma mi attira. Non voglio correre il rischio che la vita mi passi accanto senza che io mi sia mai messo alla prova.

Lo yuppie che interpreta in Shame passa da un incontro sessuale a un altro, ma è incapace di vere relazioni con le donne. Una fotografia del presente?
Gli uomini oggi sono spaventati dalle donne, questo è sicuro. Credo ci facciate paura perché siete talmente più evolute di noi... Per questo, storicamente, non vi è mai stato permesso di esprimere tutte le vostre potenzialità. Per tenervi a bada.

Fosse vero, non crede ci sarebbe stata una ribellione planetaria?
Appena riuscirete a trovare il sistema di riprodurvi senza di noi saremo fottuti. Mentre giravo Jane Eyre la mia compassione andava tutta alla moglie di Rochester (tenuta reclusa perché "pazza", ndr). A quel tempo una donna appassionata e sessualmente anticonformista non poteva che essere considerata fuori dalle regole. Se il sesso le piaceva un po' troppo si poteva anche pensare che fosse posseduta dal diavolo.

Una visione un po' punitiva.
Sono cresciuto in Irlanda, a Killarney.

Non è una cittadina devota con statue di San Brandano dappertutto?
Infatti sono andato a scuola al St. Brendan College...

Viene da un famiglia religiosa?
In Irlanda non puoi non essere religioso. Sono stato chierichetto a 12 anni. Aprivo la chiesa, affiancavo il prete nella messa. Non dimenticherò mai Padre Galvin: è stato una delle presenze più importanti della mia vita, una vera figura paterna. Adesso, per essere sincero, non pratico più, ma cerco di vivere semplicemente, penso che la religione sia qui e ora (si batte il petto, ndr), non credo all'inferno e al paradiso, credo che basterebbe trattare gli altri come vorresti essere trattato tu.

Se lo ricorda lo sketch dei Monty Phyton sulle famiglie irlandesi con molti figli...
(canta) Every drop of sperm is important... Ogni goccia di sperma conta (ride a crepapelle). Grazie di avermelo ricordato. Mi fa venire in mente i miei vicini di casa.

Casa per lei adesso dov'è?
Adesso è Londra, ma lì praticano il controllo delle nascite... Mi sono trasferito quando avevo 19 anni, e per un po' mi sono sentito molto solo, era troppo cara per me, la vita era dura. Ora che l'ho "scoperta", trovo che sia uno dei pochi posti al mondo dove la gente è tollerante. Certo ci sono stati i riots, e proprio ad Hackney dove sto io. Ma il mio è un quartiere dove vivono musulmani, ebrei, giapponesi, brasiliani, un mix di etnie e religioni straordinario, non è quello il problema. Dobbiamo essere fieri di ciò che abbiamo costruito lì. Le tensioni vengono dalla povertà e dalla mancanza di istruzione. Gli ultimi governi hanno tagliato scuola e sanità per andare in guerra: questo è il risultato. E mi rattrista molto.

Su "Io donna", 10-16 dicembre 2011
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Post by Admin on Wed Jan 25, 2012 2:03 am

http://www.repubblica.it/spettacoli-e-cultura/2012/01/10/news/michael_fassbender-27889449/?ref=HRERO-1

Fassbender, sex symbol inquieto
"I ruoli ambigui mi mettono a mio agio"
Intervista al protagonista di "Shame", il film-scandalo del regista Steve McQueen nelle sale italiane dal 13 gennaio."Il mondo in cui viviamo è troppo conservatore. Perché una donna può apparire nuda sullo schermo e un uomo no? E' la violenza, la vera oscenità"
di MARCO CONSOLI
Lo leggo dopo

Fassbender, sex symbol inquieto "I ruoli ambigui mi mettono a mio agio" Michael Fassbender
FRESCO di candidatura ai Golden Globe (e con un probabile imminente bis agli Oscar) per la sua interpretazione in Shame, Michael Fassbender potrebbe diventare il sex symbol e uno degli attori più acclamati del 2012. Non solo lo vedremo presto in Knockout di Steven Soderbergh, ma sarà anche tra i protagonisti dell'attesissimo Prometheus di Ridley Scott, film con cui il regista torna alla fantascienza molti anni dopo Alien. Il legame più forte dell'attore irlandese di origine tedesca, però rimane quello con Steve McQueen, il regista londinese che dopo averlo lanciato in Hunger, dove Fassbender incarnava con una straordinaria performance fisica l'attivista nordirlandese Bobby Sands, e prima di richiamarlo nel prossimo Twelve Years a Slave (in uscita nel 2013), l'ha voluto in Shame (nelle sale italiane dal 13 gennaio) per ritrarre Brandon, un brillante impiegato che sfrutta ogni occasione pur di soddisfare la sua insaziabile sete di sesso. Una routine glaciale che rivela la sua incapacità di amare e instaurare una relazione sana e che sarà interrotta dalla sorella Sissy (Carey Mulligan), che gli piomba in casa mandandogli all'aria i piani e riportando in superficie un doloroso passato.

VIDEO Fassbender: "Che vergogna quel nudo..." 1

VIDEO "Shame", il trailer 2

LE FOTO 3

L'incontro con Fassbender rivela i motivi per cui ora è in forte ascesa: non soltanto è un attore dotato di incredibile versatilità, ma è anche uno di quegli interpreti capaci di mettersi completamente a nudo, sullo schermo (al festival, il suo "full frontal" ha fatto lanciare qualche gridolino di sorpresa alle spettatrici in sala) e in un'intervista.

In Shame lei appare completamente nudo, fa sesso, si masturba. È stato difficile psicologicamente calarsi in questo ruolo estremo?
"Quando lavori con Steve McQueen sai che devi metterti in gioco. Quando ho letto la sceneggiatura mi sono reso conto delle difficoltà, ma ho detto a Steve che avrei fatto qualunque cosa pur di descriverlo in maniera credibile".

Anche girare un amplesso a tre che sembra la scena di un porno?
"Non credo che quella scena sia girata come un film hard. Secondo me oggi il porno è un'altra cosa, è troppo violento nei confronti delle donne. In quella scena e nel film nulla viene mostrato solo per il gusto di farlo o scioccare la platea, ma ha un senso nel descrivere l'ossessione del personaggio, mostrarne il problema: è spinto compulsivamente a fare sesso ma non ne trae alcun piacere, una necessità contro la quale, però, lotta. Certo, è difficile interpretare una scena del genere di fronte alla troupe ma il mio scopo è raccontare una storia e il mio lavoro è anche di superare momenti imbarazzanti come quello".

Come descriverebbe il suo sodalizio con McQueen?
"Steve è una persona speciale per me. Quando ho iniziato a recitare i miei modelli erano De Niro e Pacino e cercavo, con un regista, un rapporto simile a quello che loro avevano, ad esempio, con Scorsese. Hunger è stato il mio primo film importante ed era anche l'esordio di Steve così il nostro legame si è cementato al punto che quando ha iniziato a scrivere Shame, ancor prima di leggere la sceneggiatura, gli ho chiesto di farne parte, anche solo per un giorno di riprese".

Cosa l'ha convinta a interpretare Brandon?
"Ho pensato che si trattasse di una storia e di un personaggio che hanno qualcosa da dire. Spesso nelle sceneggiature trovo solo una formula che ripete cose già sperimentate che hanno incassato al cinema: per fare soldi si mescolano ingredienti prevedibili".

Qual è il suo punto di vista sul sesso, tema al centro del film?
"E' una parte fondamentale della nostra vita che ha a che fare con l'istinto di sopravvivenza e autoconservazione della specie e che da sempre cerchiamo di comprendere. Oggi purtroppo si è trasformato in qualcos'altro: è un prodotto, si trova ovunque. Il film è ambientato non a caso a New York, una città che vive 24 ore al giorno senza fermarsi mai, dove puoi comprare tutto, anche ogni tipo di eccesso".

Crede che il pubblico americano, più puritano di quello europeo, rimarrà scioccato dal film?
"Sarebbe una grande idiozia: perché una donna può apparire nuda in scena senza che nessuno si scandalizzi e un uomo no? Il mondo in cui viviamo è troppo conservatore, moltissima violenza al cinema viene data per scontata, ma appena mostri un po' di nudità o scene di sesso il sistema sembra andare in crisi. Quando ho visto il film col pubblico la prima volta ero imbarazzato non solo perché compio azioni intime ma anche perché ci sono una serie di momenti orribili. Il sesso può essere una cosa meravigliosa, ma nel caso di Brandon c'è qualcosa di disgustoso nel modo in cui se lo procura e lo consuma. Ma questo ha a che fare con l'idea di Steve, che condivido: il pubblico non deve sempre essere compiaciuto per quello che vede, ma deve fare fatica, deve lavorare in qualche modo".

Come vive questo momento artistico in cui è molto richiesto?
"Il lavoro di attore porta a una certa insicurezza e spesso hai paura che non riuscirai a ottenere una parte: è stato così all'inizio della mia carriera e quindi anche adesso che le cose vanno bene mi porto dietro quelle sensazioni negative, come la paura di non farcela, anche se ora cerco di godermi questo momento e sono diventato più selettivo".

Quali programmi ha per il futuro?
"Ho deciso di prendermi del tempo per sviluppare nuovi progetti con la mia società di produzione, analizzando alcune sceneggiature. Mi piacerebbe un giorno passare dietro la macchina da presa, ma non credo che potrei scrivere un film: è troppo faticoso per me, ed è per questo che ho grande rispetto di chi fa quel lavoro. Il privilegio di un attore è di poter osservare sul set come lavorano le altre persone e imparare. Il cinema è uno straordinario processo collaborativo e da interprete, se sei abbastanza aperto, puoi trarre idee dalle persone con cui lavori".

E per la scelta dei ruoli cosa la guida?
"Aspetto che mi arrivino le occasioni. Odio girare film che mi fanno sentire a mio agio. Mi piacciono i personaggi ambigui, non le divisioni tra buoni e cattivi che accontentano gli spettatori".

Il fatto di essere un attore famoso, ma anche con un'immagine pubblica che si nutre dei personaggi che interpreta, è un vantaggio o no nella sua vita privata?
"Credo che ci siano lati positivi e negativi, ma se sei aperto con le altre persone puoi evitare ogni equivoco riguardo a chi sei veramente. Se dovessi avere una fidanzata, certo, dovrebbe capire la mia professione: è quello che faccio per vivere. A dire il vero per me è difficile avere una relazione stabile perché viaggio molto e non ho il tempo e l'attenzione che un'altra persona merita. I miei ritmi sono bizzarri, è difficile trovare il giusto equilibrio con un'altra persona. Credo che dovrò prima imparare a tenere a bada il mio lavoro prima di impegnarmi seriamente".

Parafrasando il titolo di un altro suo film, A Dangerous Method, considera il metodo dell'attore un metodo pericoloso che rischia di tracimare nella vita reale?
"Quando ho iniziato questa carriera ero ansioso, cercavo di stare sempre nel personaggio, pensare a cosa avrei dovuto fare meglio in una scena o nell'altra, poi ho capito che non interessa granché a chi ti sta intorno ascoltare i tuoi momenti di autocritica. Così cerco di separare le due cose, lavoro e vita privata, anche se è difficile non portare fuori dal set un po' di questi personaggi come Brandon: quando li interpreti cerchi di capire chi sono e paragonarli a te. Ma credo che una parte importante del lavoro sia anche quella di farsi scivolare via i personaggi, dopo averli vissuti intensamente".

(10 gennaio 2012)
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Post by Admin on Sat Feb 11, 2012 12:45 am

http://www.n-tv.de/leute/musikundfilm/Michael-Fassbender-Sex-Gott-article5425716.html

Donnerstag, 09. Februar 2012
American Psycho meets my little brotherMichael Fassbender, Sex-Gott

von Sabine Oelmann
Sex-Gott? Sex-Teufel wohl eher. Noch treffender: Michael Fassbender ist in seiner Rolle des Brandon von Sex-Dämonen besessen. Ein Ruheloser, immer auf der Suche nach dem letzten Kick, den er schließlich auch bekommt, nur dass dieser Kick sich nicht auf Fick reimt und viel mit seiner Schwester zu tun hat. "Shame"? Nicht unbedingt.

Er rennt durch die Straßen von New York. Er hat diesen hungrigen Blick, der nichts Gutes verheißt. Er ist verwundet. Er schwitzt. Er sieht gut aus. Er ist auch sonst geschmackvoll gekleidet. Er hat einen tollen Job, ein schickes Appartement. Er kennt die richtigen Restaurants. Er hat die Welt gesehen. Er ist schnell gelangweilt. Er ist interessant. Er gehört zu dieser Sorte Mann, die frau haben will, sofern sie auch nur über einen Funken Mutter-Teresa-Potenzial verfügt. Denn SIE wird ihn glücklich machen. Sie wird ihn bekehren, mit ihrer Liebe. Aber leider, leider, alles Schwachsinn, Ladies. Der Typ ist nicht zu bekehren. Er ist ein Sex-Maniac. Er holt sich, was er braucht, das kann schnell gehen, das kann auf den Betrachter mit geregeltem, vielleicht sogar ehelichem Geschlechtsverkehr, durchaus abstoßend wirken, das kann aber auch im wahrsten Sinne des Wortes geil sein. Alles jedoch, was Brandon (Michael Fassbender) macht in diesem Film von Steve McQueen (der andere!), sieht gut aus: Sex auf Pornoseiten, Sex mit Männern, Sex mit mehreren Frauen, Sex mit sich selbst - nicht unbedingt das, was wir sonst so gezeigt bekommen im US-amerikanischen Kino.
Wirklich? Alles ganz natürlich?

Wirklich? Alles ganz natürlich?

Wer "American Psycho" gelesen hat, wird sich an manchen Stellen daran erinnert fühlen, wie Hauptprotagonist Patrick Bateman, ein typischer Yuppie der achtziger Jahre in New York, sein markengefülltes, aber sinnentleertes Leben vorerst mit immer mehr Designer-Klamotten, immer mehr Video-Filmen und Talkshows und immer mehr ihm ähnlichen Oberschicht-Neurotikern anfüllt, um dann seine Erfüllung in immer mehr Sex, immer brutalerem Sex, zu finden, und letztendlich mordend und metzelnd bereit ist, seine jämmerliche Existenz aufs Spiel zu setzen. So weit geht es in "Shame" nicht, aber der Ansatz lauert hinter jeder Ecke.
Großstadtneurotiker reloaded

Da stellt sich die Frage, 20 Jahre nach dem Roman von Bret Easton Ellis: "Wie abgebrüht sind wir?", schon das eine oder andere Mal. Es tut weh, zu beobachten, wie jämmerlich Brandons Date mit einer wunderschönen Frau vergeht. Wir ahnen, dass der Sex ausgerechnet mit ihr nichts wird, auch wenn er dafür ins angesagteste Hotel New Yorks geht, ins "The Standard" im schick gewordenen Meatpacking District, das Zimmer ab 400 Dollar - aber Geld spielt keine Rolle. Die Aussicht auf den Hudson River (Fenster vom Boden bis zur Decke) würde bei anderen Paaren, die auf den King Size Betten Liebe machen, zu hellem Entzücken führen, aber das schafft Brandon nicht. Er schickt sein Date unverrichteter Dinge nach Hause und holt sich eine Prostituierte, die er anonym von hinten nimmt, mit Blick auf den Ort, wo Fleisch geschlachtet, verpackt und zum Verschicken vorbereitet wurde. Zu wahrer Ekstase ist er nicht fähig, auch hat er verlernt, zu sprechen, weil er verlernt hat, sich zu interessieren. Genauer gesagt hat er vergessen, sich für andere zu interessieren.
Immer auf der Jagd.

Immer auf der Jagd.

Er kreist um sich, sein Körper ist durchtrainiert und makellos, beeindruckend muskulös, wie wir in den vielen Szenen, in denen er Sex hat, betrachten dürfen. Niemals kommt man sich dabei voyeuristisch vor, danke, und das liegt natürlich an dem ausgezeichneten Darsteller (Bester Hauptdarsteller beim Venedig Filmfestival 2011). Haben wir in "Basic Instinct" Michael Douglas und Sharon Stone beim Sex zugesehen und uns wie Spanner gefühlt, weil gleichzeitig immer dieser Film im Kopf ablief: "Oh nein, bitte, Kamera, nicht noch näher rangehen, nein, bitte, lass' die Hose an, oh nein, bitte, guck' jetzt nicht leidenschaftlich oder was du dafür hältst", denken wir bei Michael Fassbender an nichts. Wir sehen zu, fühlen mit, registrieren "danach" vielleicht, oh wow, das war nicht schlecht, so echt, kommen uns aber keine Sekunde wie ein Spanner vor. Wir sind froh, dass uns jemand mal so klar und unverschnörkelt erzählt, dass "es" so eben auch geht. Je cleaner und cooler die Umgebung, desto dreckiger der Sex? Ist da was dran?
Kino wie Rock 'n Roll

Wir belächeln es, wenn es heißt, dass dieser und jener Hollywoodstar sex-süchtig ist. Wir denken, ja klar, so kann man es auch nennen, wenn man einfach eine medizinische Erklärung dafür sucht, dass man nicht treu sein kann/möchte, dabei ist es, wie Regisseur Steve McQueen erklärt, so: "Sexsucht hat mit dem Bedürfnis nach Sex so viel zu tun wie Alkoholismus mit Durst." McQueen sagt von sich: "Ich bin ein Moralist! Aber ich bin einer, der reflektiert. Ich will etwas spiegeln." Und das geht seiner Meinung nach vor allem dann, wenn man die Gegenwart reflektiert, wenn man zeigt, was jetzt und heute passiert. "Wenn wir Filme machen wollen, die sich die jungen Leute ansehen sollen, wenn wir wollen, dass das Kino ist wie Rock 'n Roll, und dennoch immer weiter Kostümdramen drehen, dann frage ich mich, was das soll."
Zu anlehnungsbedürftig: Carey Mulligan als Schwester.

Zu anlehnungsbedürftig: Carey Mulligan als Schwester.

McQueen ist der Meinung, dass Kino eine Notwendigkeit sein kann, der Funke für eine Konversation. Es kann Power haben und Leidenschaft: "Das ist es, was ich machen will. Das sind die Stoffe, mit denen ich mich befassen will." Und so setzt er diesem kühlen, suchenden, niemals findenden Brandon seine plötzlich auftauchende Schwester als Gegenentwurf vor die Nase, die bei ihm einzieht und mit ihrer emotionalen und einnehmenden Art seine ganze Routine durcheinanderbringt. Sie ist warm, sie singt, sie liebt das Leben, und sie besteht darauf - und das ist das, wovor der Protagonist am meisten Angst hat - sich um ihn zu kümmern. Gleichzeitig will sie aber auch, dass er sich um sie kümmert. "Wir sind Bruder und Schwester, wir sind dafür bestimmt, füreinander da zu sein", fleht sie ihn an. Geradezu Ekel meint man in Brandons Gesicht zu sehen, als sie ihm das sagt.
Der Schein trügt.

Der Schein trügt.

Auf eine natürliche Art und Weise wird sich ihm der Sinn dieser Aussage nicht erschließen - es braucht härtere Mittel, um einen wie ihn zum Umdenken zu bringen. So unglaublich gut, wie Michael Fassbender seine Rolle spielt, müssen wir hoffen, dass er nicht wirklich weiß, was in seiner Figur vor sich geht. Wir hoffen für ihn, dass er einfach nur dieser verdammt geniale Schauspieler ist, als der er sich in "Shame" präsentiert.

Das Drehbuch stammt von Abi Morgan, mit der McQueen vor über drei Jahren anfing, an einem Thema zu arbeiten, das im Hier und Jetzt spielen sollte und das die beiden im Laufe ihrer Zusammenarbeit fesselte: "Es ging um das Internet, darum, was es mit uns anstellt, was es uns bedeutet. Und um Sex. Dann kamen wir auf das Thema Sexsucht. Und so ging es immer weiter, wir sprachen mit Experten und fingen an, ein Verständnis für das Thema zu entwickeln." Dieses Verständnis ist dem Film deutlich anzumerken. Fassbender und McQueen kennen sich bereits seit dem Dreh zu "Hunger", der ersten, preisgekrönten Regiearbeit des Video-Künstlers McQueen. Der Regisseur wusste genau, dass er ihn für die Hauptrolle haben wollte.
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Anders war es bei Carey Mulligan ("Drive", 2011; Oscar-nominiert für "An Education", 2009) , die Brandons Schwester Sissy spielt. Sie wollte die Rolle unbedingt und ergriff die Initiative von sich aus: "Ich wusste sofort, dass es eine traumhafte Arbeit werden würde", so Mulligan, die gerade in der Neuverfilmung von "The Great Gatsby" unter der Regie von Baz Luhrman vor der Kamera steht.

Wer also mit einem absolut überzeugenden Team Grenzen überschreiten will, kann das ab dem 1. März tun. In Berlin startet "Shame" bereits am 23. Februar.
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Post by Admin on Sat Feb 25, 2012 11:48 pm

http://www.bild.de/unterhaltung/kino/schauspieler/michael-fassbender-heissester-typ-hollywoods-22836688.bild.html

Der heißeste Typ in Hollywood Michael Fassbender: „Ich persönlich finde Pornografie nicht schlecht“

Michael Fassbender gilt als heißeste Typ in Hollywood: „Ich persönlich finde Pornografie nicht schlecht“
Michael Fassbender Bilder des Kinostars

Michael Fassbender wurde 1977 in Heidelberg geboren, wuchs im irischen Killarney auf und lebt heute in Los Angeles. Seine Mutter ist Irin, sein Vater Deutscher
Foto: dapd
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26.02.2012 — 00:26 Uhr

BILD am Sonntag

Von DANIEL SCHIEFERDECKER

Ja, er sieht tatsächlich unfassbar gut aus, dieser Michael Fassbender. Doch der Mann, der derzeit als „Hollywoods heißester Import“ gelabelt wird – er ist Ire mit deutschen Wurzeln – wirkt ein wenig müde um die blauen Augen. „Es ist spät geworden“, sagt er. Und schiebt ein Grinsen hinterher.

BILD am SONNTAG: Woher kommt Ihre augenscheinliche Erschöpfung, Herr Fassbender?

Michael Fassbender: Ich war gestern auf einer Premierenparty und habe ausgiebig getanzt.

Manche Menschen sind der Meinung, Männer sollten nicht tanzen, weil es unmännlich sei.

Das kann nur von Typen kommen, die keinerlei Rhythmusgefühl besitzen und nicht genau wissen, welche Wirkung gute Tänzer auf das weibliche Geschlecht haben. Man sagt nicht umsonst, ein guter Tänzer ist auch gut im Bett.

Sind Sie ein guter Tänzer?

Davon können Sie ausgehen.

In Ihrem neuen Film „Shame“ spielen Sie einen Sexsüchtigen. Was ist unangenehmer: Sex vor laufender Kamera darzustellen oder vor laufendem Aufnahmegerät darüber zu reden?

Ich muss mich nicht ständig vor anderen Leuten nackt machen, insofern spreche ich lieber darüber. Aber für „Shame“ waren die Sexszenen unerlässlich, weil dem Publikum dadurch ein wichtiger Aspekt meiner Filmfigur Brandon offenbart wird. Brandon hat mit routinierter Körperlichkeit kein Problem, wohl aber mit Intimität. Er hasst sich selbst. Das wird auch in den Sexszenen deutlich.

Die Sexszenen im Film sind gespielt. Wenn Regisseur Steve McQueen Sie aus Gründen der Authentizität gebeten hätte, wirklich mit den Darstellerinnen zu schlafen: Hätten Sie es getan?

Die Kunst liegt darin, die perfekte Illusion zu erschaffen. Es wirklich zu tun, wäre mir nicht nur extrem unangenehm, sondern auch künstlerisch unbefriedigend gewesen.

Würden Sie sagen, dass die Gefahr einer Sexsucht mit der Menge an Möglichkeiten steigt?

Ich denke schon. Aber das hängt auch von vielen anderen Faktoren ab, wie zum Beispiel deinem Selbstwertgefühl. Sexsucht hat nichts mit dem genussvollen Auskosten von Lust und Leidenschaft zu tun, sondern ist eine Flucht: vor dem Leben, vor der Liebe und vor sich selbst. Steve McQueen hat das auf den Punkt gebracht, als er sagte: Sexsucht hat mit Lust so viel zu tun wie Alkoholismus mit Durst.

Der Film ist eine Parabel auf die Zerstörung der Lust durch die permanente Verfügbarkeit von Sex. Teilen Sie die Ansicht, dass die ständige Verfügbarkeit von Sex seinen Wert mindert?

Ich glaube nicht, dass dadurch der ehrlich gemeinte Austausch von Intimitäten mit dem geliebten Partner an Bedeutung verliert. Aber die Übersexualisierung der Gesellschaft lässt uns abstumpfen. Wenn ich früher Pornografie sehen wollte, musste ich mit hochrotem Kopf in einem Sexshop danach fragen. Heute ist Pornografie bloß noch zwei Internet-Clicks entfernt, und das beeinflusst sehr wohl den Umgang mit ihr.

Finden Sie diese Entwicklung gut oder schlecht?

Wir möchten mit dem Film nicht urteilen, sondern Gegebenheiten abbilden. Ich persönlich finde Pornografie nicht zwangsläufig schlecht, aber in Anbetracht der Tatsache, dass der sexuelle Akt in Pornofilmen häufig hart und gewaltsam dargestellt wird, muss man sich natürlich fragen, welchen Einfluss dieser Umstand auf unsere Kinder hat, die mit Pornografie zum ersten Mal im Internet in Berührung kommen.
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Post by Admin on Fri Mar 30, 2012 9:15 pm

http://obsession.nouvelobs.com/personnalites/20120328.OBS4828/michael-fassbender-l-ascension-d-un-acteur.html

Michael Fassbender : L’ascension d’un acteur
Convoité par Hollywood, célébré par toutes les critiques, l’acteur multiplie les collaborations prestigieuses. Pour le premier numéro d’Obsession, il a accepté de faire un strip-tease à l’envers et a pris le temps de se livrer

30/03/12
Par Philippe Azoury


Tu te souviens de ce qui était ta motivation de départ en voulant tenter une carrière d’acteur ? C’était la reconnaissance ? Le succès ?

Travailler dur. Je voulais prouver que j’étais bon à quelque chose. J’étais jeune, j’avais 17 ans, je voulais marquer, ne pas finir avalé par le quotidien. Je fantasmais sur Brando, De Niro…

La presse américaine te surnomme aujourd’hui « the English Brando »…

Je prends. Définitivement. Je ne sais pas si c’est vrai, mais je ne peux pas me fâcher avec une étiquette comme celle-là, tu le ferais, toi ? Brando, De Niro étaient mes idoles, adolescent. Alors bien sûr, la comparaison m’écrase un peu.

L’autre ambition était presque – je ne vais pas dire ça de façon pompeuse, mais… – philosophique. Je veux dire qu’à 17 ans, je trouvais bizarre que l’école irlandaise ne nous enseigne pas des rudiments de philosophie. Ce n’est pas que je sois un lecteur assidu de Kant, mais je me suis dit qu’en étant acteur, je pourrais en apprendre plus long sur la façon dont on réagit les uns les autres à différente situation. Cette sorte de philosophie béhavioriste qui continue de me guider. C’est ce savoir-là qui a ouvert mon appétit ; Shame est un film passionnant de ce point de vue-là. Je sors hanté par Brandon. La presse me dit : « la nudité, la nudité. » Sérieusement, c’est la chose la plus accessoire qui soit dans ce film. Un simple détail en comparaison avec ce que ce putain de film te dit sur ce qu’est être un homme en 2012. Tenter de comprendre pourquoi il ne peut obtenir la jouissance qu’en évacuant l’idée de l’amour et de l’engagement, à quel point cet engagement-là le hante, lui fait peur, lui coupe les jambes. C’est un film qui m’a fait avancer.

Tu mentionnais Keith Moon tout à l’heure, au déjeuner. La musique joue une grande part dans ta vie ou dans ta préparation ?

Oui, considérablement. La musique m’a été transmise par mes parents, par ma grande sœur (Katherine, elle est neurologue à Sacramento, c’est quelqu’un de bien), j’ai touché au piano, à la guitare, j’ai même envisagé ado de devenir musicien, mais le fait est que je n’étais pas bon, ce qui fait que j’ai préféré m’engager dans une autre voie, qui fut celle du théâtre. Je me sentais plus capable en tant qu’acteur. Mais quelque chose est resté puisqu’à chaque fois que je dois préparer une scène ou travailler sur un scénario que l’on me donne, je pense toujours en musique, je mesure la scène en fonction du mouvement donc du tempo, j’imagine comment les acteurs vont travailler ensemble, dialoguer ensemble, et je vois ça comme un groupe où chacun jouerait d’un instrument différent. Les répétitions sont comme des jams, mais la température est différente dès que la caméra tourne, c’est comme se retrouver en studio à enregistrer un disque. Enfin, j’imagine…

Je peux imaginer ton travail avec Steve McQueen exactement comme cela aussi : deux musiciens qui se comprennent du regard et jouent la même partition…

Steve est effectivement très musical. Je l’ai vu diriger certaines scènes, les yeux fermés, un casque sur les oreilles… Il savait juste en nous écoutant si on était juste ou pas. Il a une idée très précise de ce qu’il veut mais, selon lui, la concrétiser, c’est avancer dans le noir tous les deux – on travaille à tâtons, on commence simple, sans fioriture, on essaie juste de comprendre la géographie de la pièce dans laquelle on est. On tente de capter le sentiment, d’arriver à un moment où l’on sent quelque chose de palpable, on tient la scène, on tient le climat du film. Sean Bobbitt, qui est derrière la caméra, vient compléter cette collaboration extrasensorielle. Lui, il entame avec la caméra une sorte de danse, il mesure la distance qu’il y a entre les uns et les autres, il cherche sa bonne place. Puis il y a bien sûr le travail avec les autres acteurs, et je pense que quand chacun essaie de faire de son mieux, il n’est pas nécessaire de trop se parler avant, mais au contraire de voir à quel moment untel va entrer dans ton jeu et t’aider, quel autre va te provoquer et qui, dans la scène, va au final te surprendre… C’est tout le challenge d’une scène.

Plus le temps passe, plus chacun de tes rôles semble confirmer une intuition : tu es un peu comme un cobaye. Tu testes pour nous des situations de conflit…

Je suis heureux que tu dises ça. Je m’inquiètes toujours pour mes rôles et la plupart du temp,s les gens ne le comprennent pas : « Pourquoi tu t’inquiètes tant, Michael ? Tu n’as pas à confondre ta vie et celle de ton personnage. Tu joues la scène et une fois rentré à l’hôtel, tu redeviens celui que tu étais. » Mais justement non, ce n’est pas intéressant de faire les choses dans ce sens-là. être acteur, ça n’est pas ça ; être acteur, pour moi, c’est expérimenter un endroit, une situation. Il y a une sorte d’investigation, tu t’annules toi-même et tu vas là où le personnage est déjà : il t’attend. C’est l’acteur qui doit essayer cet endroit avant de le transmettre. Ce n’est pas la voie la plus facile, tu peux me croire. L’essentiel de mon travail tient en cela. Je ne me vois pas arriver sur un plateau et dire au cinéaste : « Je n’ai pas bossé, je n’ai pas d’idée sur le rôle, mais ne t’en fais pas je vais te donner “Michael Fassbender : le package”. Je vais m’appuyer sur ma technique et ma belle gueule. » C’est l’inverse.

Qu’est-ce qui te plaît tant dans la moto ? Les marques, les pièces détachées ou juste tracer ?

Tracer. Définitivement. Ce que j’aime dans la moto, c’est que tu n’es pas « encapsulé ». Tu es dehors, tu as ce vertigineux sentiment de danger par endroit, mais qui est aussi un sentiment de liberté, cette sensation que l’air te pénètre. Tu ressens un truc cathartique avec le monde, ça peut sonner un peu new age, mais je m’en fous dans la mesure où oui, il se passe quelque chose qui me dépasse. Qui dépasse le danger. Juste un sentiment de vie que te donne la route quand tu la traces. Ça nettoie des mois passé à circuler en voiture et en avion. Il y a toute cette affection entre les gens sur la route. Les gens de moto s’entraident beaucoup. On rencontre des tas de gens bien sur la route. J’aime beaucoup ça.

Tu vis à Londres, et non à Los Angeles…

Tu sais, la ville qui la première a symbolisé pour moi le rêve d’être acteur, c’est New York. Ma méthode vient des livres de Stanislavski et des écrits de Lee Strasberg, toute l’école de l’Actors Studio. Mais pour des raisons économiques, j’ai commencé par Londres. Trois ans d’école. Mais Londres est très chère, je n’avais pas une thune à l’époque. Tous les six mois, je déménageais pour un appartement encore moins cher. Londres a été un cauchemar à ce moment-là pour moi. Maintenant, ça va mieux. Je redécouvre Londres, je vois ce que c’est, en comparaison avec Los Angeles et New York, un endroit où l’on peut prendre son temps. L. A. ne me satisfait pas. Cette vie de voiture… Moi, j’ai besoin de rues, j’ai besoin de marcher. J’ai besoin de voir les saisons changer. Putain de soleil permanent.

Tu pratiques un sport ?

Ça fait un an que je ne pratique presque plus rien. Et je fume en plus. C’est nul. Je devrais faire gaffe au souffle. Je vais me reprendre. Bien sûr, avant j’en ai fait pas mal : tout ce qui a trait à la cardio (nager, courir, boxer) – qui est un exercice passionnant parce que tu te focalises sur une chose et tu essayes de la dépasser. J’aime beaucoup le yoga.

C’est parfait pour le ventre, n’est-ce pas ? Et tu joues avec ton ventre… Dans le fameux dialogue d’Hunger, dans la mesure où tu es torse nu, on voit que tu te cales sur ta respiration…

Bien vu. La scène comportait vingt-deux minutes de dialogue non stop. On a travaillé avec Liam durant deux semaines. Mai ensuite, tu te cales sur un rythme presque binaire. En voyant la scène, j’ai vu ce que tu décris : putain, mon ventre surjoue. Je ne voyais que ça. (rires)

Au repas, tu disais que quand tu reçois un script, tu penses aux 10 acteurs qui seraient meilleurs que toi, mais qui ne reçoivent rien parce que leur nom n’est pas sur la liste…

Parce que j’ai attendu pendant des années, et je voyais certains rôles attribués sans que le casting ait le moindre sens – et moi, pendant ce temps, j’essuyais des verres dans les bars. De toute façon, l’industrie devrait faire confiance aux cinéastes. Un bon cinéaste réussit toujours ses castings. Regarde les castings des films de Cronenberg ou de Kubrick.

Maintenant, je me pose la question inverse : celle de la longévité. Et je pense que la longévité dans ce métier repose aussi sur un certain sens de la protection. Ne pas accepter tout et n’importe quoi. Ne pas abuser de mon image. Ne pas fatiguer les patiences. Ne pas se laisser presser comme un citron. Si je cédais à la hype, en ce moment, je ne ferais que tourner. Ça a développé chez moi le réflexe inverse. Je refuse, et même de belles choses : je viens de refuser le Jarmush et pourtant j’adore ce mec, mais j’ai envie de me consacrer à mes projets et à la boîte de prod que je veux lancer cette année, elle se nomme DMC. Donc je ne ferai probablement, dans les mois qui viennent, que le prochain film de Steve McQueen pour développer les miens, y compris celui que je voudrais réaliser.

Pourquoi te lances-tu dans la production, là, maintenant, au lieu de profiter au maximum de la cote qui est la tienne et qui peut grandir encore ?

Sans doute pour m’échapper, une fois encore. Je ne fais que ça : zigzaguer. Je surfe. J’aime les projets qui échappent aux étiquettes. Regarde le Tarantino, Inglorious Basterds : qui peut mettre une étiquette sur ce film-là ? Il court-circuite les genres. Je viens de faire le Soderbergh, ce type va à toute vitesse, il est depuis dix ans maintenant son propre chef opérateur, il passe de Ocean à Girlfriend Experience. Cette liberté me plaît.

Ma plus grande erreur serait de laisser l’industrie apposer une étiquette sur moi. Alors je fais des choses inattendues ; pas suicidaires, car je veux que tout ça continue, et avancer encore, grandir encore. Mais pour ça, il faut surprendre, prendre les choses de vitesse, prendre des risques. C’est une morale de motard, dans le fond.

Photos par Jean-Baptiste Mondino
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Post by Admin on Mon May 14, 2012 11:44 pm

http://www.gqmagazine.fr/pop-culture/cinema/articles/michael-fassbender-un-intello-a-hollywood/9998

MICHAEL FASSBENDER, UN INTELLO À HOLLYWOOD

Le Mardi, 6 Décembre 2011 par Séverine Pierron

Michael Fassbender
Michael Fassbender est à l’affiche du magnifique Shame. Ou l’histoire obsédante d’un sex addict. GQ l’a rencontré.

Vous êtes tellement hot en ce moment que j’ai lu qu’un agent hollywoodien avait affirmé vouloir vous payer pour vous représenter. Ça vous inspire quoi ?
Fassbender : Ah ? N’importe quoi. C’est vrai que j’ai beaucoup d’offres en ce moment, je me sens très privilégié. Mais attention, dans ce métier rien ne dure. Là je suis à la mode, mais on verra l’année prochaine. Je viens de faire 6 films en 20 mois, ce qui est énorme. Je vais me calmer et me faire oublier, ça fera du bien à tout le monde !

Vous êtes à l’affiche de Shame, qui traite de l’addiction sexuelle et de l’enfermement névrotique. Le film est très cru. Encore un rôle borderline ?
Fassbender : « Ce qui me préoccupe, c’est de raconter l’ambivalence que nous avons tous en nous. J’aime les personnages duels, comme pouvait l’être Magnéto dans X Men, ou mon personnage dans Fish Tank, qui est très séducteur mais est aussi un parfait salaud. Etre au plus près des fissures de l’humain. Que ce soit dans un blockbuster ou dans un film plus « intello ». Pour Shame, j’ai rencontré des gens victimes d’addiction sexuelle. Ils m’ont raconté leur solitude, leur souffrance.

David Cronenberg a fait de vous son Jung dans A Dangerous method, l’histoire de la rivalité entre le célèbre psychanalyste et son maître à penser Freud. C’est comment de travailler avec lui ?
Il est d’une rare intelligence. C’est quelqu’un de très précis. Comme il fait le montage en même temps qu’il tourne les scènes, il exige souvent qu’on reprenne juste de courts moments de jeu. Sinon j’ai adoré tourner avec Keira Knightley et Viggo Mortensen (qui joue Freud, ndlr) et surtout Vincent Cassel, que j’admire depuis La haine.

On vous voit aussi bien dans des films ‘art et ‘essai’ que dans des grosses machines comme 300, Centurion ou Jonah Hex. Votre plus gros succès est X Men : le commencement, sorti cette année… c’est un peu un grand écart non ?
Quand j’accepte de faire un film de studio, je le fais d’abord parce que le personnage m’intéresse. Magnéto est un mutant, un exclu de la communauté humaine. Il est Juif et a grandi dans un camp de concentration, les Nazis ont tué ses parents et espèrent utiliser son super-pouvoir… Il se sent exclu, un sentiment partagé par beaucoup. J’ai aussi accepté pour le réalisateur Matthew Vaughn. Et puis, si je fais des films à Hollywood (il a failli incarner Green Lantern, ndlr), c’est aussi pour développer mes propres projets avec ma société, Peanut Productions. C’est plus facile pour convaincre les investisseurs…

On vous a comparé à Brando, qui sont vos modèles ?
J’ai grandi avec les films américains des années 70, donc forcément les Pacino et De Niro. Mais aussi Robert Duvall, Daniel Day-Lewis, Josh Brolin, et Ryan Gosling. Mon rêve serait de tourner avec les frères Coen. Le Big Lebowski est mon film préféré de tous les temps. Personne ne sait aussi bien qu’eux mélanger tragédie et humour.

En 2012 vous serez dans Prometheus, le nouveau film de Ridley Scott, sorte de reboot d’Alien, vous pouvez nous en dire plus ?
Je joue David, un androïde, un robot. Encore une fois, une personnage double, à la frontière entre machine et humain…

A Venise, où vous avez gagné le Prix d’interprétation pour Shame, et on vous a vu en tongs à la conférence de presse, c’est quoi ce look ?
Apparemment ça a fait le tour des blogs, tout le monde a dit que c’était pourri ! Bon en fait j’avais chaud, j’ai conduit une moto pendant 6 semaines, j’en pouvais plus de porter des bottes… J’ai piqué les tongs de mon père... Franchement les fringues je m’en fous. Je porte exactement les mêmes trucs sur tapis rouge que dans la vie. Dans les films je me déguise, j’enfile le costume d’un autre. Si les réalisateurs veulent me faire bosser, c’est grâce à mon travail, et pas parce que je porte des chaussures à la mode. Si ? »

Michael Fassbender sera à l'affiche de Shame, de Steve McQueen, avec Carey Mulligan à partir du 7 décembre, et de A Dangerous Method, de David Cronenberg, avec Keira Knightley et Viggo Mortensen à partir du 21 décembre.

Retrouvez Michael Fassbender dans le GQ de décembre 2011
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Post by Admin on Mon Aug 13, 2012 9:09 pm

http://www.focus.de/kultur/kino_tv/tid-26881/interview-mit-hollywood-star-michael-fassbender-durch-den-ruhm-hat-sich-mein-jagdrevier-vergroessert_aid_797670.html

Durch den Ruhm hat sich mein Jagdrevier vergrößert“
Sonntag, 12.08.2012, 18:02 · von Ulrich Lössl

AFP Schlüsselerlebnis auf dem Sprungturm: Michael Fassbender
Er hat mit David Cronenberg und Quentin Tarantino gearbeitet und spielt nun im neuen Ridley-Scott-Film „Prometheus“. Im Playboy-Interview spricht Michael Fassbender über den Rausch des Risikos, Frauen und Stolz.
Lautlos und geschmeidig, fast katzenhaft gleitet der 35-Jährige durch die halb geöffnete Tür in die Suite 234 des „Dorchester“-Hotels in London. Er ist schlank, drahtig. Sein Blick: eine Mischung aus Strahlen, Starren und Lasern. Ab 9. August werden wir ihn in Ridley Scotts Sci-Fi-Spektakel „Prometheus“ auf der Kinoleinwand sehen. Wie kaum ein anderer Schauspieler seiner Generation zeichnet sich Fassbender durch chamäleonartige Wandlungsfähigkeit und packende Intensität aus. Es muss mit diesem Blick zu tun haben. Taxierend und neugierig. Ihm geht der Ruf eines leidenschaftlichen Hedonisten und Womanizers voraus. Soll man gleich mit der Tür ins Haus fallen? Warum eigentlich nicht ...

Playboy: Mr. Fassbender, sind Sie ein Frauenheld?

Fassbender: Das könnte man so sagen – oder was meinen Sie mit Frauenheld?

Playboy: Jemand, der sehr gern, sehr oft und mit so vielen Frauen wie möglich ins Bett geht.

Fassbender: (lacht) Ich bin zwar kein Kind von Traurigkeit, aber das finde ich schon etwas übertrieben.

Playboy: Was bedeutet das: Sie sind kein Kind von Traurigkeit?

Fassbender: Dass ich mein Leben durchaus zu genießen weiß. Und dass ich, wenn ich ausgehe, auch meinen Spaß haben will. Aber ich ziehe nun wirklich nicht los, um gezielt Frauen aufzureißen. Sollte sich allerdings etwas ergeben, bin ich sicher nicht abgeneigt. Sex gehört doch zum Leben.

Playboy: Haben Sie einen Lieblingsspruch beim Flirten?

Fassbender: Oh Gott, nein. Ich habe da keine Masche. Und ich flirte auch nur, wenn ich betrunken bin.

Playboy: Seit ein paar Monaten sind Sie der absolute Shooting-Star unter den Schauspielern. Regisseure stehen bei Ihnen Schlange, um mit Ihnen zu arbeiten, und Hollywood hofiert Sie. Erhöht so etwas auch den Sex-Appeal?

Fassbender: Diese Aufmerksamkeit ist sicher gut für mein Ego. Und ich habe auch gar nichts dagegen, dass mein Bekanntheitsgrad im Vergleich zu früher drastisch gestiegen ist. Aber ich glaube nicht, dass ich dadurch für Frauen attraktiver geworden bin. Natürlich hat sich durch das viele Reisen und durch die vielen neuen Begegnungen das Jagdrevier etwas vergrößert ...

Playboy: Sind nach dieser Karriere-Explosion die Ablenkungen und Gelegenheitsentgleisungen mehr geworden?

Fassbender: Nein, vielleicht nur etwas kostspieliger (lacht). Die Möglichkeiten, abzustürzen und mein Ziel aus den Augen zu verlieren, waren immer gegeben – und sind es immer noch. Deshalb habe ich mich irgendwann sehr bewusst auf das fokussiert, was mir am wichtigsten ist: die Schauspielerei. Deshalb bin ich mir auch ziemlich sicher, dass ich gegen Ruhmsucht und Egomanie gefeit bin. Das hat teilweise auch damit zu tun, dass ich meinen internationalen Durchbruch erst relativ spät, mit Anfang 30, hatte.

Playboy: Was haben Sie plötzlich anders gemacht als die zehn Jahre zuvor?

Fassbender: Das ist ja das Verrückte: nichts! Der einzige Unterschied war, dass verschiedene Regisseure an mich geglaubt haben. Als Schauspieler bist du immer sehr davon abhängig, dass dir jemand die Chance gibt zu zeigen, was du kannst.

Playboy: Also alles eine Frage des Glücks?

Fassbender: Ja, schon. Allerdings habe ich nie den Glauben daran verloren, dass ich eines Tages zeigen kann, was in mir steckt. Obwohl ... Als mich Ridley Scott anrief und mich unbedingt für seinen Alien-Film „Prometheus“ haben wollte, dachte ich zuerst, ich träume. Und als er mir dann noch sagte, dass er fast alle meine Filme kennt und vor allem von „Hunger“ total begeistert ist, bin ich vor Freude fast an die Decke gesprungen. Ganz ehrlich: Das hat mich schon sehr stolz gemacht.

Playboy: Ist Stolz typisch für Sie?

Fassbender: Nein, das ist das falsche Wort. Nennen wir es: Bestätigung, Anerkennung. Das ist mir – von den richtigen Leuten – für meine Arbeit schon immens wichtig. Das gibt mir Selbstvertrauen und Kraft für neue Taten. Ich gehe nämlich als Schauspieler gern Risiken ein, ich bin ganz sicher kein Bewohner der Komfortzone. Mir tut es sogar gut, vor neuen Herausforderungen ein bisschen Angst zu haben.

Playboy: Sehr ängstlich wirken Sie nun gerade nicht.
...
Interview mit Hollywood-Star Michael Fassbender: „Durch den Ruhm hat sich mein Jagdrevier vergrößert“ - weiter lesen auf FOCUS Online: http://www.focus.de/kultur/kino_tv/tid-26881/interview-mit-hollywood-star-michael-fassbender-durch-den-ruhm-hat-sich-mein-jagdrevier-vergroessert_aid_797670.html
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